Genre : Shooter
Console : SNES
Compagnie : Konami (Éditeur) / LucasArts (Développeur)
Année : 1995
Nombre de joueurs : 1-2
Metal Warriors ! Non ce n'est pas un jeu de combat entre Slipknot et Megadeth. C'est le jeu que vous avez toujours voulu sans le savoir. Pas convaincus ? Faisons le décompte :
- Espace ? Check.
- Robots avec un lightsaber ? Check.
- Robots avec un lance-flammes ? Check.
- Robots volants ? Check.
- Explosions ? Check.
- Robots encore plus gros Check.
Diagnostic : BAD ASS.
Pour entrer plus en détail (si jamais vous êtes encore en train de lire au lieu de jouer à ce joyau), Metal Warriors est un shooter qui prend un scénario typique de jeu vidéo : Bien (4-5 dudes) contre l'empire du Mal (Commande toutes les ressources de la planète) et le met dans un contexte de mechas géants à la Gundam. Pour l'originalité de l'histoire on repassera, mais le traitement que Konami en a fait mérite d'être souligné. En effet, on incarne ici le Lt. (plus tard Cpt.) Stone dans des missions d'infiltration avec plus ou moins de furtivité (dur d'être une ombre quand on rentre dans un cargo avec un robot de 350 tonnes). Généralement, ce genre de jeu se voulait plutôt une orgie de plasma dans l'espace et au plus fort la poche. Ici, bien qu'il soit parfois possible de foncer tête baissée à la John Matrix (Commando), il est beaucoup plus souhaitable d'user d'un peu de jugeotte comme Dutch schaeffer (Predator). Oui, c'est le personnage d'Arnold le moins idiot que j'ai trouvé (à l'exception du Terminator bien sur, mais je n'ai pas à vous convaincre de la supériorité des robots si vous lisez cette critique).

Le gameplay est l'aspect le plus fantastique du jeu : chacun des 6 robots est unique (à l'exception de deux robots similaires) et les contrôles sont savamment utilisés pour utiliser chacun d'entre eux à son plein potentiel. On propose le HAVOC, le mecha "grunt" des forces ennemies, le NITRO, semblable au précédent mais évolué pour des missions commandos (vol, reconnaissance, combat à distance et rapproché), le BALLISTIC, une genre de boule de plaisir à mobilité variable (extrême en mode déplacement, nulle en mode de siège, au profit d'un arsenal amélioré), le SPIDER, avec un peu d'imagination vous saurez à quoi il ressemble (un modèle optimisé pour la furtivité, donc celui que j'apprécie le moins), le PROMETHEUS, un léviathan ambulant armé jusqu'aux dents d'un canon pseudo-multidirectionnel, un lance-flammes et des mines sol-air, au coût d'une mobilité atroce et, pour finir, le DRACHE, le prototype de mecha complètement aérien ultra-mobile avec un canon multidirectionnel, une vitesse très respectable et une attaque plongeon dévastatrice. De plus, on peut ajouter temporairement des armes supplémentaires à nos robots moyennant qu'on ramasse des power-ups : bazooka, mines, canon principal amélioré, etc. Enfin, si notre robot s'en prend plein la gueule et est sur le point de rendre l'âme ou encore si on aperçoit un robot qui nous plaît d'avantage, on peut sortir de notre mecha et se promener avec le pilote muni d'un jetpack et d'une arme de poing qui n'affecte que les autres vulgaires humains. Vous aurez vite compris que cette stratégie est peu fructueuse lorsqu'on s'attaque à un géant de fer. En fait, pour ce qui est de la difficulté en général, après les trois premiers niveaux dérisoires, on passe aux choses sérieuses et les boss (avec des robots de 2 à 6 fois votre taille) ne vous pardonneront pas une seule fois.
Côté son, rien à reprocher, la musique du jeu, quoi que plus ou moins mémorable, améliore grandement l'expérience de jeu en nous mettant tout de suite dans l'ambiance de la mission. Pour ce qui est des graphiques, comme le jeu est sorti vers la fin de la vie du Super Nintendo, on a droit à un festin visuel. Pas de mode 7 douteux, pas de CGI glorieux comme Donkey Kong country ou Killer Instinct, mais ce que le jeu fait, il le fait avec brio, compte tenu de la tâche herculéenne qu'il entreprend (représentation de sprites de tailles très variées). On comprendra rapidement qu'à l'échelle où le jeu se déroule, le pilote à des airs de Pitfall au ATARI 2600, mais lorsqu'on tombe dans les robots, le détail et l'animation sont remarquables. De plus, on a droit à des séquences animées entre les missions, mais on s'en lasse rapidement.

Enfin, le mode multijoueurs est la cerise sur le sundae, en présumant que vous avez des amis qui apprécient autant les robots géants que vous. Il n'y a qu'un seul objectif, assez simple, l'annihilation de l'autre joueur, en utilisant toutes les ressources à votre disposition : robot, armes spéciales, terrain ou encore votre pilote si vous vous sentez chanceux. Comme l'action est "split-screen", plus besoin de se la jouer furtif, autant y mettre toute la gomme et faire une sortie "guns blazing" si vous êtes comme moi. Sinon vous pouvez utiliser diverses stratégies selon le tableau sélectionné et le robot que vous choisissez.
Le mot de la fin : Si vous êtes un nerd normalement constitué comme moi, vous adorerez ce jeu et le mode multijoueur (note pour les chevaliers de l'émulateur : il y a encore un bon réseau de joueurs sur le réseau ZBattle de ZSnes). Le cas adverse, vous aurez surement plus de plaisir au prochain Monster Spectacular.